Quel est votre pire cauchemar ?

En lisant récemment un livre sur le style de vie, the 4-Hour Workweek de Timothy Ferris, j’ai buté sur sa question : “quel est votre pire cauchemar” ?

Il pose cette question au lecteur incrédule qui aurait peur de se lancer dans une aventure - quitter un boulot, déléguer son entreprise, partir en voyage autour du monde pendant un an. Sa question est donc, qu’est-ce qui vous fait si peur ? Qu’est-ce qui peut vous arriver de pire si vous décidez d’agir maintenant pour atteindre votre rêve ?

Et je suis resté bloqué sur cette page, parce que c’est un raisonnement que j’ai déjà eu, et que j’avais oublié. Au moment de décider entre le confortable CDI qu’on m’offrait dans une grande société d’informatique, ou la création d’une entreprise dont je ne savais même pas encore quelle serait son activité, je me suis posé cette question : qu’est-ce qui peut se passer au pire ? Le scénario le plus catastrophique possible dans 1 an, 3 ans, 5 ans ?

Et j’ai trouvé la réponse à cette question. La pire chose qui puisse m’arriver, c’était de me retrouver bloqué derrière un bureau de 9h à 19h, à taper sur un ordinateur des lignes de code pour le compte d’autres personnes, eux aussi assis derrière un bureau avec des horaires encore plus lourds, ocupés à superviser des gens comme moi. Mon cauchemar, c’était 40 ans de travail sans signification, en attendant tristement les weekends… les congés… la retraite.

Je ne suis pas effrayé par la faillite. Ou par le chômage. Je peux gérer ça. J’ai été au chômage pendant un an, sans toucher d’ASSEDIC et en gagnant - au noir - 150€ par mois. C’était cool. Je me suis beaucoup amusé pendant cette période là, et surtout c’est mon travail personnel de cette période qui m’a permis de trouver ma voie, et de créer mon business.

A l’opposé, j’ai été stagiaire pendant 4 mois dans la boîte qui m’a proposé ce fameux CDI que j’ai décliné, et c’est exactement l’impression que j’ai eu : être dans une boîte. Qui sentait un peu trop le sapin à mon goût.

Mais mon but n’est pas ici de dénigrer le principe d’être salarié - quoique je devrais. Ce qui est intéressant ici, c’est plutôt que mon cauchemar était l’option par défaut. En d’autres termes, si je n’agissais pas tout de suite, je me serais retrouvé coincé dans la pire des options possibles.

Quel est votre pire cauchemar pour dans 1 an, 3 ans, 5 ans ? Est-ce qu’il risque davantage de se produire si vous agissez, ou alors si vous ne faites rien ?

Patrice

Faites MAL les choses… Mais faites-les !

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait. - Philip Chesterfield

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être MAL fait ! - Tom Peters

Le titre de cet article doit sans doute vous indiquer pour quelle version du dicton je penche… Celle de Tom Peters bien sûr.

J’ai vu (j’ai eu) tellement de beaux projets qui sont restés dans leur tiroir parce que leur créateur a attendu qu’ils soient parfaits pour les exposer au public. Des sites Web, des tableaux, des romans, des entreprises, qui ne verront jamais le jour parce qu’ils ont eu le défaut de ne pas être “assez parfaits” pour qu’on ose les montrer.

Un bébé qui pleure… Est-il parfait ?Si nos mères avaient attendu qu’on soit parfaits avant d’accoucher, pensez-vous qu’on serait là ? Certes, on a tous été de “très beaux bébés”, mais une petite chose rose fripée et bruyante n’est pas ma conception d’un “être humain parfait”. Et puis j’aime à penser que je suis plus intéressant maintenant qu’à cet âge-là :)

Vos projets sont vos bébés. Et c’est à vous de faire en sorte qu’il s’agisse de beaux bébés (en ayant des projets qui fassent dire “Wow!“). Mais pour ça, il faut d’abord leur donner naissance.

Quand je lance un nouveau projet, par exemple un site Web, je le lance “tout moche”. 97blog par exemple, n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un site hyper-beau, hyper-facile-d’utilisation, hyper-bien-référencé dans les moteurs de recherche…  Mais il a le mérite d’être en  ligne. Et d’avoir déjà une centaine de blogs créés en quelques semaines. C’est beaucoup plus intéressant de travailler sur un projet qui est déjà lancé, et d’avoir les commentaires d’autres personnes, que de bosser “dans le secret” en attendant de sortir l’outil parfait…

Allez, deux autres exemples : voici à quoi ressemblait Google quand il a été mis en ligne en 1998. Ils avaient un site très moche (il est toujours assez peu esthétique), et le moteur n’était pas vraiment efficace à l’époque… Mais il avait le mérite d’être en ligne.

N’ayez pas peur d’échouer ou d’être imparfait…
Accouchez ! :)

Quel est votre taux d’échec ?

A travers nos expériences professionnelles et personnelles, nous avons tous eu à affronter ce Grand Ennemi qu’est l’Echec. Pour certains, l’Echec est une peur viscérale, pour d’autres, c’est une fatalité, et enfin, quelques-uns semblent ne pas connaître le moindre accroc dans leur perpétuelle réussite. Quel est leur secret ?

Quelle est la fréquence des échecs dans votre vie ?

Est-ce que ce que vous entreprenez est systématiquement voué à l’échec ? Ou est-ce que vous n’avez aucune idée de vos chances de réussite, et croisez les doigts ? Ou enfin, est-ce que vous avez une confiance aveugle en tout ce que vous faites ?

Je ne pense pas que l’une de ces trois approches soit réellement préférable aux autres. En fait, je ne suis pas complètement dans l’un des ces 3 cas, et je parie que vous ne l’êtes pas non plus. Il y a des jours où j’ai le sentiment que je ne serais même pas capable de lacer mes chaussures correctement. Et d’autres jours où je suis convaincu de pouvoir tout réussir, même des paris idiots (ce qui m’a amené à rencontrer les infirmières des urgences de Bordeaux, très sympathiques par ailleurs).

Ce qui est marquant dans l’expérience des personnes que j’ai rencontrées qui sont aux “extrêmes” (échec perpétuel ou grande réussite), c’est qu’elles ont un point commun : elles échouent tout le temps. Cliquez maintenant pour lire la suite »

Kirikou…témérité ou bon sens ?

Je viens de regarder avec ma petite soeur un dessin animé qui s’intitule Kirikou et les Bêtes sauvages. C’est la suite du célèbre “Kirikou et la sorcière“. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Kirikou est un petit bébé Africain qui, dans le dessin animé, sauve à maintes reprises son village de la famine et de la persécution de la sorcière Karaba.

Kirikou et les bêtes sauvages

Le scénario-type qui revient le plus souvent dans les aventures de Kirikou est le suivant : tout va pour le mieux dans la charmante savane de Kirikou, jusqu’à ce qu’un événement funeste affecte la vie de tout le village. Par exemple, tous les adultes se retrouvent empoisonnés par une herbe toxique dont le seul antidote est une autre fleur. Cette autre fleur pousse uniquement dans le jardin de la sorcière Karaba, lequel est protégé par une farouche armée maléfique.

Alors que tous ses compagnons pleurent leur désespoir, le petit Kirikou, haut comme trois pommes, leur demande leur aide pour relever le défi que représente cette situation catastrophique. Le plus souvent, il se retrouve seul face au danger, mais le petit héros parvient toujours à s’en sortir et à sauver la mise.

Ce qui est très intéressant dans le personnage de Kirikou, c’est qu’il n’est pas particulièrement téméraire. En fait, le petit héros du dessin animé est tout aussi terrifié par les animaux sauvages et les sortilèges de la sorcière que tous les autres. Ce qui fait que Kirikou affronte le danger, c’est qu’il est plus clairvoyant.

Soit on prend notre courage à deux mains, et on va chercher cet antidote, soit on meurt tous. Soit on choisit 1 chance sur 10 de s’en sortir, soit on choisit pas de chance du tout.

Pas trop difficile comme choix, quand on présente les choses ainsi !

Je trouve intéressant de me demander de temps à autre quelles sont mes chances de réussite -ou de survie !- selon que je décide d’agir ou de rester immobile. La dernière fois, c’était pour ma décision de participer ou non à des reportages dans la presse. J’ai vite fait le calcul : Risque de faire faillite ? Reportage 0, Refus 0. Avantage potentiel pour mon business ? Reportage 10% de chances, Refus 0. Risque d’avoir l’air idiot ? Reportage 10%, Refus 0. Je n’aime pas trop les options “zéro partout” de façon générale. J’ai pris le “risque”, j’ai fait les reportages, et je me suis éclaté.

Quelles sont les occasions où un peu de clairvoyance vous a apporté davantage de courage ? Je serais heureux de lire vos anecdotes et commentaires,
Patrice

PS : Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce dessin animé culte, il y a un site dédié à Kirikou et les Bêtes Sauvages, et un DVD disponible sur Amazon !

Ne confondons pas témérité et bon sens

Je viens de regarder avec ma petite soeur un dessin animé qui s’intitule Kirikou et les Animaux. C’est la suite du célèbre “Kirikou et la sorcière“. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Kirikou est un petit bébé Africain qui, dans le dessin animé, sauve à maintes reprises son village de la famine et de la persécution de la sorcière Karaba.

Kirikou et les bêtes sauvages

Le scénario-type qui revient le plus souvent dans les aventures de Kirikou est le suivant : tout va pour le mieux dans la charmante savane de Kirikou, jusqu’à ce qu’un événement funeste affecte la vie de tout le village. Par exemple, tous les adultes se retrouvent empoisonnés par une herbe toxique dont le seul antidote est une autre fleur. Cette autre fleur pousse uniquement dans le jardin de la sorcière Karaba, lequel est protégé par une farouche armée maléfique.

Alors que tous ses compagnons pleurent leur désespoir, le petit Kirikou, haut comme trois pommes, leur demande leur aide pour relever le défi que représente cette situation catastrophique. Le plus souvent, il se retrouve seul face au danger, mais le petit héros parvient toujours à s’en sortir et à sauver la mise.

Ce qui est très intéressant dans le personnage de Kirikou, c’est qu’il n’est pas particulièrement téméraire. En fait, le petit héros du dessin animé est tout aussi terrifié par les animaux sauvages et les sortilèges de la sorcière que tous les autres. Ce qui fait que Kirikou affronte le danger, c’est qu’il est plus clairvoyant.

Soit on prend notre courage à deux mains, et on va chercher cet antidote, soit on meurt tous !

Soit on choisit 1 chance sur 10 de s’en sortir, soit on choisit pas de chance du tout.

Pas trop difficile comme choix, quand on présente les choses ainsi !

Je trouve intéressant de me demander de temps à autre quelles sont mes chances de réussite -ou de survie !- selon que je décide d’agir ou de rester immobile. La dernière fois, c’était pour ma décision de participer ou non à des reportages dans la presse. J’ai vite fait le calcul : Risque de faire faillite ? Reportage 0, Refus 0. Avantage potentiel pour mon business ? Reportage 10% de chances, Refus 0. Risque d’avoir l’air idiot ? Reportage 10%, Refus 0. Je n’aime pas trop les options “zéro partout” de façon générale. J’ai pris le “risque”, j’ai fait les reportages, et je me suis éclaté.

Quelles sont les occasions où un peu de clairvoyance vous a apporté davantage de courage ? Je serais heureux de lire vos anecdotes et commentaires,
Patrice