Faut-il regarder les infos, ou lire le journal ?

Cela fait bientôt 5 ans que j’ai quitté les classes préparatoires. Pendant les deux années que j’ai passées au lycée Montaigne de Bordeaux, j’ai pu constater une chose : on peut parfaitement vivre sans télévision, sans regarder le journal et sans écouter France Info.

En fait, il n’y a rien eu dans les infos pendant les années scolaires 2001 à 2003 qui :

  1. affecte ma vie quotidienne
  2. soit dans ma sphère d’influence immédiate
  3. soit en alignement suffisant avec mes objectifs pour que je m’y intéresse et décide d’agir en fonction de ces infos.

Et j’inclus ici, par exemple, les événements du 11 Septembre. Tout ce fameux chamboulement de l’ordre géopolitique mondial a eu pour conséquence directe :

  • de trouver des thèmes tout choisis d’interrogation orale en khôlle d’anglais
  • de me forcer à manger dans l’avion avec des couverts en plastique pendant 2 ans
  • … je ne trouve rien d’autre pour le moment ?

Toutes ces heures passées devant CNN à suivre en boucle “l’information urgente”, à lire des journaux, écouter France Info, débattre des tenants et des aboutissants, pour au final n’avoir comme impact concret sur ma vie d’étudiant qu’un énorme volume de temps perdu et plus de mal à couper le boeuf carottes d’Air France. Wow.

Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas de télévision, et je ne lis pas le journal. Je ne consulte pas davantage les sites d’actualité. Est-ce que je loupe quelque chose ?

Patrice

Faites MAL les choses… Mais faites-les !

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait. - Philip Chesterfield

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être MAL fait ! - Tom Peters

Le titre de cet article doit sans doute vous indiquer pour quelle version du dicton je penche… Celle de Tom Peters bien sûr.

J’ai vu (j’ai eu) tellement de beaux projets qui sont restés dans leur tiroir parce que leur créateur a attendu qu’ils soient parfaits pour les exposer au public. Des sites Web, des tableaux, des romans, des entreprises, qui ne verront jamais le jour parce qu’ils ont eu le défaut de ne pas être “assez parfaits” pour qu’on ose les montrer.

Un bébé qui pleure… Est-il parfait ?Si nos mères avaient attendu qu’on soit parfaits avant d’accoucher, pensez-vous qu’on serait là ? Certes, on a tous été de “très beaux bébés”, mais une petite chose rose fripée et bruyante n’est pas ma conception d’un “être humain parfait”. Et puis j’aime à penser que je suis plus intéressant maintenant qu’à cet âge-là :)

Vos projets sont vos bébés. Et c’est à vous de faire en sorte qu’il s’agisse de beaux bébés (en ayant des projets qui fassent dire “Wow!“). Mais pour ça, il faut d’abord leur donner naissance.

Quand je lance un nouveau projet, par exemple un site Web, je le lance “tout moche”. 97blog par exemple, n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un site hyper-beau, hyper-facile-d’utilisation, hyper-bien-référencé dans les moteurs de recherche…  Mais il a le mérite d’être en  ligne. Et d’avoir déjà une centaine de blogs créés en quelques semaines. C’est beaucoup plus intéressant de travailler sur un projet qui est déjà lancé, et d’avoir les commentaires d’autres personnes, que de bosser “dans le secret” en attendant de sortir l’outil parfait…

Allez, deux autres exemples : voici à quoi ressemblait Google quand il a été mis en ligne en 1998. Ils avaient un site très moche (il est toujours assez peu esthétique), et le moteur n’était pas vraiment efficace à l’époque… Mais il avait le mérite d’être en ligne.

N’ayez pas peur d’échouer ou d’être imparfait…
Accouchez ! :)

Faire des sacrifices

Un grand sacrifice est aisé, mais ce sont les petits sacrifices continuels qui sont durs. - Goethe

J’ai toujours considéré les “sacrifices” comme une jauge du succès. Je m’explique : notre façon de gérer notre temps est un clair indicateur de nos priorités. Si vous êtes en classe prépa et que vous vous plaignez d’être célibataire, il y a de fortes chances que vous vous mentiez : si vous voulez vraiment rencontrer l’âme-soeur, il faudrait y consacrer un peu de temps… En refusant de “bloquer” quelques heures de votre calendrier pour des rendez-vous galants, vous sacrifiez bel et bien votre vie sentimentale.

Un sacrifice, c’est accepter consciemment de laisser quelque chose “dépérir” pendant quelques temps, pour vous consacrer à autre chose.

Je me souviens, l’année de mon baccalauréat, que je me levais souvent très tôt le matin et que j’étais très ennuyé à l’idée que la sonnerie perçante du réveil à 4h du matin pouvait réveiller ma petite soeur. Je me suis donc résolu à ce que mon travail du matin en vaille vraiment le coup, pour ne pas avoir à lui faire endurer ça plus d’un an… Et je pense que ça a marché - j’ai été major d’académie au bac 2001.

On ne peut pas TOUT faire en même temps. Il faut être capable de laisser quelques projets ou quelques habitudes prendre un peu de poussière.

Cette année, mon grand sacrifice a été le passage du permis : j’ai préféré privilégier mon projet professionnel et mettre de côté les cours de code. Le choix a été vite fait.

Et vous, que sacrifiez-vous pour atteindre vos objectifs ?

Pourquoi regardez-vous la télévision ? (partie 2)

Cet article est la deuxième partie d’une série consacrée à la télévision. Je vous recommande la lecture de la première partie : “Vivez-vous dans le poste de télévision ?

Si vous avez lu la première partie de cet article, vous avez sûrement pu estimer le temps moyen que vous passez devant la télévision, par semaine (ou par jour). Cette durée varie beaucoup selon les personnes, mais supposons (comme hypothèse de travail) que vous passiez 2h30 par jour en compagnie de la télévision.

Une très jolie télévision qui donne envie de l’allumer.2h30 par jour, ce n’est au final pas grand-chose. 45 minutes le midi pendant qu’on est à table, le journal télé et Plus Belle La Vie le soir, et puis un Grey’s Anatomy ou un Heroes par semaine… tout cela vous amène vite à la moyenne de 2h30. Nous y reviendrons.

Certains dépassent largement ce “score”, et j’en faisais partie. Dans ma famille, la télévision représente un bruit de fond présent presque en permanence. Cela fait quelques années que je vis en-dehors du foyer parental, mais à l’époque où j’y étais, mes deux soeurs et moi-même avions toujours une “bonne” raison d’allumer le poste de TV. Et pourtant, on ne peut pas dire que les 3 seules chaînes qu’on capte correctement dans notre villa de Petit-Bourg diffusent des choses passionantes à toute heure de la journée. En réalité, la TV restait allumée par habitude.

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Vivez-vous dans le poste de télévision ? (partie 1)

Au cours d’une de nos premières séances de coaching, un de mes clients m’a confié qu’il ne savait pas s’il parviendrait à tenir le planning qu’il s’était fixé, faute de temps. Une courte investigation a permis de constater que sa principale activité hors-études était la télévision.

ChronomètreLui conseiller simplement de réduire sa “consommation” de télévision aurait été idiot. J’ai proposé à mon client de prendre un chronomètre et de le poser en évidence sur sa télévision, pour savoir quelle était sa consommation quotidienne de télévision.

Il y a un principe énoncé par un des pionners du Coaching, John Whitmore, celui de “l’apprentissage sans effort” : il suffit souvent, pour progresser, de mesurer constamment où on en est.

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