Couper les ponts derrière soi

Brûler les ponts derrière soiJe viens de regarder (ou plutôt, d’écouter) une vidéo où Anthony Robbins raconte l’histoire de Sylvester Stallone à ses débuts. Sylvester Stallone, avant de devenir mondialement célèbre à 30 ans avec son film Rocky (1976), n’avait eu que peu d’occasions de travailler avec l’industrie du cinéma. Mais travailler dans le 7e art était sa raison de vivre. Il semble que Stallone aurait eu la possibilité de travailler avec sa femme, mais qu’il ait toujours refusé, de peur de se laisser “séduire par cette alternative”.

Et cette partie de son histoire a attiré mon attention parce que j’ai vécu la même chose.

Le jour où j’ai terminé mes études, j’ai été confronté à un choix difficile : travailler “quelques temps” en entreprise avant de monter la mienne, ou créer ma boîte tout de suite. Même si ce n’est pas du tout votre cas, vous devez sans doute voir ce qui rend ce choix difficile. Imaginez que vous avez un choix à faire qui va modeler votre vie pour les 5, 10, 20 années à venir. Et personne de votre entourage ne peut vous aider. Personne que vous connaissez n’a eu à faire ce choix. Mais tout le monde a un avis (contraire à votre instinct) : il vaut mieux commencer d’abord dans le monde de l’entreprise avant de se lancer… C’est plus sûr.

Malheureusement, non, ce n’est pas plus sûr, car

Tant que vous avez une voie de secours, vous aurez peur d’avancer

Dans le livre L’Art de la guerre, attribué au général Sun Tzu, on peut trouver le paragraphe suivant :

Placez vos soldats sur un terrain d’où ils ne peuvent fuir, et ils combattront désespérément. S’ils voient la mort en face rien ne les arrêtera. Les officiers et les hommes avanceront de la même façon leur force extrême.

Quel est le rapport entre cette stratégie militaire et vos objectifs ?

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Faites MAL les choses… Mais faites-les !

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait. - Philip Chesterfield

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être MAL fait ! - Tom Peters

Le titre de cet article doit sans doute vous indiquer pour quelle version du dicton je penche… Celle de Tom Peters bien sûr.

J’ai vu (j’ai eu) tellement de beaux projets qui sont restés dans leur tiroir parce que leur créateur a attendu qu’ils soient parfaits pour les exposer au public. Des sites Web, des tableaux, des romans, des entreprises, qui ne verront jamais le jour parce qu’ils ont eu le défaut de ne pas être “assez parfaits” pour qu’on ose les montrer.

Un bébé qui pleure… Est-il parfait ?Si nos mères avaient attendu qu’on soit parfaits avant d’accoucher, pensez-vous qu’on serait là ? Certes, on a tous été de “très beaux bébés”, mais une petite chose rose fripée et bruyante n’est pas ma conception d’un “être humain parfait”. Et puis j’aime à penser que je suis plus intéressant maintenant qu’à cet âge-là :)

Vos projets sont vos bébés. Et c’est à vous de faire en sorte qu’il s’agisse de beaux bébés (en ayant des projets qui fassent dire “Wow!“). Mais pour ça, il faut d’abord leur donner naissance.

Quand je lance un nouveau projet, par exemple un site Web, je le lance “tout moche”. 97blog par exemple, n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un site hyper-beau, hyper-facile-d’utilisation, hyper-bien-référencé dans les moteurs de recherche…  Mais il a le mérite d’être en  ligne. Et d’avoir déjà une centaine de blogs créés en quelques semaines. C’est beaucoup plus intéressant de travailler sur un projet qui est déjà lancé, et d’avoir les commentaires d’autres personnes, que de bosser “dans le secret” en attendant de sortir l’outil parfait…

Allez, deux autres exemples : voici à quoi ressemblait Google quand il a été mis en ligne en 1998. Ils avaient un site très moche (il est toujours assez peu esthétique), et le moteur n’était pas vraiment efficace à l’époque… Mais il avait le mérite d’être en ligne.

N’ayez pas peur d’échouer ou d’être imparfait…
Accouchez ! :)

Comment être motivé tous les jours ?

Quand j’ai refusé les postes qu’on me proposait en CDI chez Unilog et d’autres SSII, à la fin de mes études, pour monter ma propre entreprise, j’ai été face à un problème qui aurait très bien pu venir à bout de mon idée.

Quand on est à son propre compte, il faut se motiver tout seul.
Et, contrairement à un salarié qui “doit” être au boulot à heure fixe, l’entrepreneur indépendant “peut” se lever quand il veut, et glander toute la journée. Après 2 années de classes préparatoires et 3 années d’Ecole d’ingénieur, être ENFIN libre de son emploi du temps… Ma première réaction a été :

Hamac - C’est les vacances !C’est les vacances !

Et, par conséquent, quand je me levais le matin sans être particulièrement motivé, je m’autorisais des journées pyjama, car après tout, ce dossier, je pourrai le faire demain. Le problème avec cette mentalité : le travail ne se fait pas tout seul. Pour survivre, il a donc fallu trouver des solutions pour que les choses avancent même les jours sans motivation.

J’aimerais partager quelques-unes de ces idées ici. Cliquez maintenant pour lire la suite »