Faites MAL les choses… Mais faites-les !

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait. - Philip Chesterfield

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être MAL fait ! - Tom Peters

Le titre de cet article doit sans doute vous indiquer pour quelle version du dicton je penche… Celle de Tom Peters bien sûr.

J’ai vu (j’ai eu) tellement de beaux projets qui sont restés dans leur tiroir parce que leur créateur a attendu qu’ils soient parfaits pour les exposer au public. Des sites Web, des tableaux, des romans, des entreprises, qui ne verront jamais le jour parce qu’ils ont eu le défaut de ne pas être “assez parfaits” pour qu’on ose les montrer.

Un bébé qui pleure… Est-il parfait ?Si nos mères avaient attendu qu’on soit parfaits avant d’accoucher, pensez-vous qu’on serait là ? Certes, on a tous été de “très beaux bébés”, mais une petite chose rose fripée et bruyante n’est pas ma conception d’un “être humain parfait”. Et puis j’aime à penser que je suis plus intéressant maintenant qu’à cet âge-là :)

Vos projets sont vos bébés. Et c’est à vous de faire en sorte qu’il s’agisse de beaux bébés (en ayant des projets qui fassent dire “Wow!“). Mais pour ça, il faut d’abord leur donner naissance.

Quand je lance un nouveau projet, par exemple un site Web, je le lance “tout moche”. 97blog par exemple, n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un site hyper-beau, hyper-facile-d’utilisation, hyper-bien-référencé dans les moteurs de recherche…  Mais il a le mérite d’être en  ligne. Et d’avoir déjà une centaine de blogs créés en quelques semaines. C’est beaucoup plus intéressant de travailler sur un projet qui est déjà lancé, et d’avoir les commentaires d’autres personnes, que de bosser “dans le secret” en attendant de sortir l’outil parfait…

Allez, deux autres exemples : voici à quoi ressemblait Google quand il a été mis en ligne en 1998. Ils avaient un site très moche (il est toujours assez peu esthétique), et le moteur n’était pas vraiment efficace à l’époque… Mais il avait le mérite d’être en ligne.

N’ayez pas peur d’échouer ou d’être imparfait…
Accouchez ! :)

Faire des sacrifices

Un grand sacrifice est aisé, mais ce sont les petits sacrifices continuels qui sont durs. - Goethe

J’ai toujours considéré les “sacrifices” comme une jauge du succès. Je m’explique : notre façon de gérer notre temps est un clair indicateur de nos priorités. Si vous êtes en classe prépa et que vous vous plaignez d’être célibataire, il y a de fortes chances que vous vous mentiez : si vous voulez vraiment rencontrer l’âme-soeur, il faudrait y consacrer un peu de temps… En refusant de “bloquer” quelques heures de votre calendrier pour des rendez-vous galants, vous sacrifiez bel et bien votre vie sentimentale.

Un sacrifice, c’est accepter consciemment de laisser quelque chose “dépérir” pendant quelques temps, pour vous consacrer à autre chose.

Je me souviens, l’année de mon baccalauréat, que je me levais souvent très tôt le matin et que j’étais très ennuyé à l’idée que la sonnerie perçante du réveil à 4h du matin pouvait réveiller ma petite soeur. Je me suis donc résolu à ce que mon travail du matin en vaille vraiment le coup, pour ne pas avoir à lui faire endurer ça plus d’un an… Et je pense que ça a marché - j’ai été major d’académie au bac 2001.

On ne peut pas TOUT faire en même temps. Il faut être capable de laisser quelques projets ou quelques habitudes prendre un peu de poussière.

Cette année, mon grand sacrifice a été le passage du permis : j’ai préféré privilégier mon projet professionnel et mettre de côté les cours de code. Le choix a été vite fait.

Et vous, que sacrifiez-vous pour atteindre vos objectifs ?

Comment être motivé tous les jours ?

Quand j’ai refusé les postes qu’on me proposait en CDI chez Unilog et d’autres SSII, à la fin de mes études, pour monter ma propre entreprise, j’ai été face à un problème qui aurait très bien pu venir à bout de mon idée.

Quand on est à son propre compte, il faut se motiver tout seul.
Et, contrairement à un salarié qui “doit” être au boulot à heure fixe, l’entrepreneur indépendant “peut” se lever quand il veut, et glander toute la journée. Après 2 années de classes préparatoires et 3 années d’Ecole d’ingénieur, être ENFIN libre de son emploi du temps… Ma première réaction a été :

Hamac - C’est les vacances !C’est les vacances !

Et, par conséquent, quand je me levais le matin sans être particulièrement motivé, je m’autorisais des journées pyjama, car après tout, ce dossier, je pourrai le faire demain. Le problème avec cette mentalité : le travail ne se fait pas tout seul. Pour survivre, il a donc fallu trouver des solutions pour que les choses avancent même les jours sans motivation.

J’aimerais partager quelques-unes de ces idées ici. Cliquez maintenant pour lire la suite »

Quel est votre taux d’échec ?

A travers nos expériences professionnelles et personnelles, nous avons tous eu à affronter ce Grand Ennemi qu’est l’Echec. Pour certains, l’Echec est une peur viscérale, pour d’autres, c’est une fatalité, et enfin, quelques-uns semblent ne pas connaître le moindre accroc dans leur perpétuelle réussite. Quel est leur secret ?

Quelle est la fréquence des échecs dans votre vie ?

Est-ce que ce que vous entreprenez est systématiquement voué à l’échec ? Ou est-ce que vous n’avez aucune idée de vos chances de réussite, et croisez les doigts ? Ou enfin, est-ce que vous avez une confiance aveugle en tout ce que vous faites ?

Je ne pense pas que l’une de ces trois approches soit réellement préférable aux autres. En fait, je ne suis pas complètement dans l’un des ces 3 cas, et je parie que vous ne l’êtes pas non plus. Il y a des jours où j’ai le sentiment que je ne serais même pas capable de lacer mes chaussures correctement. Et d’autres jours où je suis convaincu de pouvoir tout réussir, même des paris idiots (ce qui m’a amené à rencontrer les infirmières des urgences de Bordeaux, très sympathiques par ailleurs).

Ce qui est marquant dans l’expérience des personnes que j’ai rencontrées qui sont aux “extrêmes” (échec perpétuel ou grande réussite), c’est qu’elles ont un point commun : elles échouent tout le temps. Cliquez maintenant pour lire la suite »

Pourquoi regardez-vous la télévision ? (partie 2)

Cet article est la deuxième partie d’une série consacrée à la télévision. Je vous recommande la lecture de la première partie : “Vivez-vous dans le poste de télévision ?

Si vous avez lu la première partie de cet article, vous avez sûrement pu estimer le temps moyen que vous passez devant la télévision, par semaine (ou par jour). Cette durée varie beaucoup selon les personnes, mais supposons (comme hypothèse de travail) que vous passiez 2h30 par jour en compagnie de la télévision.

Une très jolie télévision qui donne envie de l’allumer.2h30 par jour, ce n’est au final pas grand-chose. 45 minutes le midi pendant qu’on est à table, le journal télé et Plus Belle La Vie le soir, et puis un Grey’s Anatomy ou un Heroes par semaine… tout cela vous amène vite à la moyenne de 2h30. Nous y reviendrons.

Certains dépassent largement ce “score”, et j’en faisais partie. Dans ma famille, la télévision représente un bruit de fond présent presque en permanence. Cela fait quelques années que je vis en-dehors du foyer parental, mais à l’époque où j’y étais, mes deux soeurs et moi-même avions toujours une “bonne” raison d’allumer le poste de TV. Et pourtant, on ne peut pas dire que les 3 seules chaînes qu’on capte correctement dans notre villa de Petit-Bourg diffusent des choses passionantes à toute heure de la journée. En réalité, la TV restait allumée par habitude.

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Vivez-vous dans le poste de télévision ? (partie 1)

Au cours d’une de nos premières séances de coaching, un de mes clients m’a confié qu’il ne savait pas s’il parviendrait à tenir le planning qu’il s’était fixé, faute de temps. Une courte investigation a permis de constater que sa principale activité hors-études était la télévision.

ChronomètreLui conseiller simplement de réduire sa “consommation” de télévision aurait été idiot. J’ai proposé à mon client de prendre un chronomètre et de le poser en évidence sur sa télévision, pour savoir quelle était sa consommation quotidienne de télévision.

Il y a un principe énoncé par un des pionners du Coaching, John Whitmore, celui de “l’apprentissage sans effort” : il suffit souvent, pour progresser, de mesurer constamment où on en est.

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« Just do It! » Comment Nike a changé ma vie

… et je ne porte même pas de vêtements Nike !

Pendant des années, j’ai cherché comment faire pour venir à bout de mes to-do lists. Comme beaucoup de gens, j’ai traversé plusieurs stades d’organisation :

  1. Ne pas planifier son temps et ses actions, se laisser porter, tout faire au dernier moment. Prendre +10% de malus sur toutes les factures, taxes et impôts pour retard de paiement.
  2. Faire une liste des actions à entreprendre dans la journée/la semaine/le mois (todo list). Obtenir une liste de 52 éléments aux priorités variées, allant de “faire la vaisselle” à “envoyer mon CV à l’entreprise X” en passant par “payer la facture EDF”. Réaliser seulement 6 objectifs (les moins importants) en un mois, et avoir 4 jours pour faire le reste avant saisie des meubles par huissier.
  3. Suivre des systèmes d’organisation sophistiqués, appliquer les matrices de Stephen R. Covey ou planifier mes semaines avec un logiciel de MindMapping, mettre des Post-it partout… Et me retrouver, au moment de faire la tâche hyperimportante X, avec une envie irrépressible de faire une sieste, allumer la TV ou accomplir avec fierté la tâche pasdutoutimportante Y.

J’ai tiré de tout cela une leçon.

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Lancement de Aucagos.com, site et blog de coaching et développement personnel

Le chemin a été long depuis que j’ai obtenu, avec mention, le diplôme d’Ingénieur de l’Ecole Centrale de Nantes. Dans la foulée, j’effectuais un stage chez Unilog IT Services, société de services en ingénierie informatique. Un rêve de 6 ans.

A la fin de ce stage, ils m’ont proposé une offre d’emploi, que j’ai poliment déclinée, tout comme j’ai décliné les offres d’autres entreprises avec qui j’ai eu des entretiens comme Solucom et Exakis. J’ai aussi donné une fin de non-recevoir à environ une dizaine d’autres sociétés de service qui avaient découvert mon CV d’ingénieur centralien sur Internet, et souhaitaient me rencontrer (j’ai encore reçu une sollicitation cet après-midi).

Non, je ne souhaite plus travailler en société de service en Informatique. J’ai décidé de “me mettre à mon compte”. Et c’est tout naturellement que j’ai cherché dans mes compétences, le métier que je pourrais exercer. Professeur de danses latines ? Webmestre indépendant ? Ces filières ne représentent pas pour moi un projet-rêve.

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Mes nouvelles fiches de lecture

Un beau matin de décembre, je demandais à ma mère quelques marque-page pour les livres que je viens de commander en ligne. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me tende une pleine poignée de marque-pages faits main, de deux couleurs - vert ou rose. Instantanément, ça a fait “tilt” dans ma tête.

Je lis essentiellement de la non-fiction, c’est-à-dire des livres factuels : comment mieux vendre, comment gérer son temps, comment développer son entreprise… L’intérêt de ces livres n’est pas dans le plaisir de la lecture, plutôt dans les actions que je peux mettre en place après avoir lu.
En utilisant des techniques de lecture rapide - apprises dans un libre -, j’ai amélioré ma vitesse de lecture en passant de 50 pages/heure à 110 pages/heure. En 3 heures, je peux donc lire 300 pages et trouver des dizaines d’idées pour des articles, puis aller siroter un Cuba Libre en étant content de ma journée !

J’utilise environ 11 marque-pages dans le livre que je suis en train de lire. 1 rose, qui correspond à la page où je suis actuellement. Et 10 verts, qui correspondent chacun à un passage particulièrement utile du livre. A chaque fois que je repère un passage intéressant, et que je n’ai plus de marque-page vert, il faut que j’en libère. Et pour libérer un marque-page, soit je mets en place une action immédiate (exemple : changer le message de mon répondeur téléphonique professionnel), soit je planifie une action dans mon agenda (exemple : les soirées Yeux dans les Yeux, dont j’expliquerai le principe plus tard), et dans les deux cas, j’écris un article.

Je trouve ce système plus intéressant que d’attendre d’avoir terminé le livre pour en faire une “fiche de lecture”. Premièrement, parce que je finissais toujours par laisser tomber la fameuse fiche, et qu’elle ne voyait jamais le jour. Deuxièmement, parce que ça donnera lieu à plus d’articles. Troisièmement, parce que ça m’amuse.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le blog sera mis à jour plus régulièrement !

P.

Kirikou…témérité ou bon sens ?

Je viens de regarder avec ma petite soeur un dessin animé qui s’intitule Kirikou et les Bêtes sauvages. C’est la suite du célèbre “Kirikou et la sorcière“. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Kirikou est un petit bébé Africain qui, dans le dessin animé, sauve à maintes reprises son village de la famine et de la persécution de la sorcière Karaba.

Kirikou et les bêtes sauvages

Le scénario-type qui revient le plus souvent dans les aventures de Kirikou est le suivant : tout va pour le mieux dans la charmante savane de Kirikou, jusqu’à ce qu’un événement funeste affecte la vie de tout le village. Par exemple, tous les adultes se retrouvent empoisonnés par une herbe toxique dont le seul antidote est une autre fleur. Cette autre fleur pousse uniquement dans le jardin de la sorcière Karaba, lequel est protégé par une farouche armée maléfique.

Alors que tous ses compagnons pleurent leur désespoir, le petit Kirikou, haut comme trois pommes, leur demande leur aide pour relever le défi que représente cette situation catastrophique. Le plus souvent, il se retrouve seul face au danger, mais le petit héros parvient toujours à s’en sortir et à sauver la mise.

Ce qui est très intéressant dans le personnage de Kirikou, c’est qu’il n’est pas particulièrement téméraire. En fait, le petit héros du dessin animé est tout aussi terrifié par les animaux sauvages et les sortilèges de la sorcière que tous les autres. Ce qui fait que Kirikou affronte le danger, c’est qu’il est plus clairvoyant.

Soit on prend notre courage à deux mains, et on va chercher cet antidote, soit on meurt tous. Soit on choisit 1 chance sur 10 de s’en sortir, soit on choisit pas de chance du tout.

Pas trop difficile comme choix, quand on présente les choses ainsi !

Je trouve intéressant de me demander de temps à autre quelles sont mes chances de réussite -ou de survie !- selon que je décide d’agir ou de rester immobile. La dernière fois, c’était pour ma décision de participer ou non à des reportages dans la presse. J’ai vite fait le calcul : Risque de faire faillite ? Reportage 0, Refus 0. Avantage potentiel pour mon business ? Reportage 10% de chances, Refus 0. Risque d’avoir l’air idiot ? Reportage 10%, Refus 0. Je n’aime pas trop les options “zéro partout” de façon générale. J’ai pris le “risque”, j’ai fait les reportages, et je me suis éclaté.

Quelles sont les occasions où un peu de clairvoyance vous a apporté davantage de courage ? Je serais heureux de lire vos anecdotes et commentaires,
Patrice

PS : Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce dessin animé culte, il y a un site dédié à Kirikou et les Bêtes Sauvages, et un DVD disponible sur Amazon !