Pourquoi je souris en faisant la vaisselle

De la vaisselle sale… une jolie pile !Je viens de mettre le coup de grâce à une pile de vaisselle - deux jours d’assiettes, de couverts, de faitouts, et de verres pour 5 personnes. Plutôt une montagne qu’une pile en fait. Et, en finissant, je me suis senti vraiment bien. Je me suis aussi senti très bien tout en descendant cette pile de vaisselle.

En fait, j’aime beaucoup faire le ménage, une fois que j’ai réussi à me décrocher de mon ordinateur. Et, bien évidemment, je ne suis pas né comme ça. Quand ma soeur et moi étions gosses, nous considérions la vaisselle comme la pire des corvées.

Et quelque chose a changé : j’ai tout simplement associé le fait de faire ce qu’il faut pour que la maison soit propre, au sentiment valorisant d’être mûr. Et voilà comment on transforme un gamin de 13 ans en une machine à frotter et récurer. Mon ami David a connu une histoire similaire avec la tondeuse à gazon - il était si impatient d’apprendre à s’en servir que son père s’est fait un plaisir de former ce “grand garçon”… et de lui attribuer à vie cette glorieuse tâche :-)

Faites-vous un cadeau… Grandissez !

La plupart des garçons célibataires de mon âge qui vivent seuls considèrent comme une torture de faire le ménage, cuisiner, payer des factures. Ou d’écrire des pages sur le web pour tenir un blog à jour (même les écrivains ne font pas exception ;-) .)

Anthony Robbins parle souvent d’une théorie appelée Pain & Pleasure : tout ce que nous faisons au quotidien est causé par notre désir d’éviter la douleur, ou d’éprouver du plaisir. S’il y a des choses que nous devons faire et que nous ressentons un blocage à l’idée de les faire, c’est parce que nous leur avons associé des images négatives, des images de douleur. Notre inconscient ne cherche pas forcément à nous faire agir pour notre bonheur à long terme… Pas si la tâche à accomplir a l’air insurmontable.

S’attaquer à cette pile de factures et devoir y consacrer des heures, avec la culpabilité de devoir payer une pénalité de 10% parce qu’on est déjà en retard pour le paiement ? Argh. Pourquoi ne pas allumer un peu la télé plutôt ?

Si ces tâches qui DOIVENT être accomplies, autant les accomplir en y prenant plaisir - même si le seul plaisir qu’on en tire est celui d’en avoir fini.

Quelle tâche avez-vous repoussé jusqu’ici… que vous pourriez accomplir maintenant juste pour le plaisir de dire “OUF !” quand elle sera terminée ?

La mienne : écrire un nouvel article sur chacun de mes blogs. Plus que 3 avant de dire ouf !

Patrice
ps : cette photo de vaisselle sale n’est pas à moi

Nous ne sommes pas de bons samaritains

Je viens de découvrir une vidéo de Daniel Goleman sur le thème de la parabole du bon samaritain.

Dans cette courte parabole de la Bible, Jésus raconte l’histoire d’un voyageur juif, attaqué et blessé par des bandits alors qu’il traversait la montagne d’une ville à une autre. Le voyageur, laissé pour mort sur le bas-côté, sollicite l’aide d’un prêtre juif, qui passe un peu plus tard par ce chemin. Le prêtre fait mine de ne pas le voir, et continue sa route. La même chose se produit avec un autre écclésiastique, qui a peur d’être lui aussi victime d’un vol, et presse davantage le pas - sans s’occuper du pauvre blessé. Vient alors à passer un Samaritain - à cette époque, les Juifs et les Samaritains s’entendaient aussi mal que les Israëliens et les Palestiniens d’aujourd’hui. Et, dans cette parabole, le Samaritain s’arrête pour porter secours au voyageur juif, sans poser de questions, alors que les prêtres eux-mêmes n’ont pas bougé le petit doigt pour aider un de leurs frères.

La parabole du bon Samaritain sert, dans le Nouveau Testament, à inciter le chrétien à s’intéresser au sort de son “prochain” -c’est-à-dire au sort de toute personne, même inconnue, qui pourrait avoir besoin de son aide.

Mais nous sommes trop pressés pour être de bons samaritains

Dans une étude menée en 1973 par les sociologues Darley et Batson, des étudiants de l’université de théologie de Princeton ont été confrontés - à leur insu - à un “test” de cette parabole. Ils devaient préparer, individuellement, une émission de radio sur un thème choisi au hasard (la moitié d’entre eux devaient justement parler de cette parabole). Sur le chemin entre leur université et le studio d’enregistrement, se tenait un homme visiblement souffrant, toussant et râlant.

Que se passe-t-il ?

L’expérience a prouvé que le thème préparé par les étudiants pendant les heures précédentes n’influait pas le moins du monde sur les réactions de ceux-ci. Par contre, un facteur majeur influait sur leur altruisme : le temps.

Les étudiants largement en avance sur l’heure de l’enregistrement de leur émission ont été 63% à aider le pauvre homme.
Ceux qui étaient tout juste à l’heure ont été 45% à prendre quand même un instant pour s’assurer que l’homme allait bien.
Et ceux qui étaient en retard… Eh bien, seuls 10% d’entre eux se sont portés au secours du souffrant.

Quelle conclusion tirer de cette étude ?

La première : évitez d’être malade dans un lieu où les gens sont trop pressés pour vous aider :)
Plus sérieusement, il est prouvé que nous sommes beaucoup moins attentifs à la douleur d’autrui quand notre attention est accaparée par des éléments aussi futiles que notre retard ou nos pensées trop concentrées sur notre travail.

Que faire pour garder bonne conscience si on se sent l’âme d’un bon samaritain ?

La solution que je me suis trouvée est simple : faire en sorte de ne pas être “trop pressé” pour voir ceux qui peuvent avoir besoin d’aide - qu’il s’agisse d’un passant souffrant ou d’une vieille dame portant un sac trop lourd.

J’ai ralenti le pas. Si je veux vraiment être à l’heure, je pars en avance. Et dans tous les cas, je prends tout mon temps. J’espère donc que si je viens à croiser mon prochain et qu’il a besoin d’aide, je saurai le voir.

Patrice 

Bientôt des conférences / Séminaires

Je pratique la prise de parole en public depuis quelques temps déjà. J’organise des ateliers où je parle à une demi-douzaine de clients pendant 4h, je présente des festivals devant plusieurs centaines de personnes… Et maintenant j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure.

Pour une idée de ce à quoi mon travail va ressembler, voici un exemple d’un de mes modèles en la matière, Graham Comm, et une autre, d’une célébrité dans le domaine du développement personnel… Anthony Robbins :

Quel est le sens de la vie ?

Quel est le sens de la vie ? Wow… Voilà une question que je n’aurais jamais pensé utiliser comme titre d’article. Voyez-vous, j’ai toujours considéré ce genre d’interrogations comme de la masturbation intellectuelle. C’est le genre de questions qu’on ne se pose que quand les choses vont mal. En quelque sorte, les questions métaphysiques de ce genre sont souvent des indicateurs d’oisiveté et de grosse déprime.

Mais comme j’ai trouvé ma réponse à cette question, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de la partager. J’y viens.

La plupart d’entre nous évitons de nous poser ce genre de questions. A tort ?

Peu de gens, au fond, se posent pendant une journée entière à se poser la question “quel est le sens de ma vie ?”… Et je pense qu’on a à la fois raison et tort d’éviter ce questionnement. On a tort de ne pas chercher un peu de sens à notre vie, parce qu’elle est trop courte pour la gâcher à faire des choses qui ne nous rendent pas heureux et qui ne servent à personne. On a raison de ne pas se le demander, parce que la réponse ne va pas tomber du ciel. Mais j’ai peut-être une suggestion pour trouver cette réponse, que voici.

Première hypothèse

Si la vie de chacun a un sens, qui serait choisi par une entité supérieure - Dieu - alors il y a peu de chances qu’on arrive à découvrir ce sens juste en se repliant sur soi-même pour se poser la question. Mais certaines théories de développement personnel, comme celle de Jack Canfield dans le film The Secret, suggèrent qu’on peut se servir de ses émotions comme d’un gouvernail.

“Nos émotions sont un mécanisme de feedback qui nous avertit de si nous sommes en bonne voie ou non.”
- Jack Canfield

En d’autres termes, selon Canfield, quand vous ressentez des émotions positives, c’est un signe que vous êtes “en phase” avec le vrai sens de votre vie. Vous êtes joyeux, heureux, motivé, fier ? C’est votre voie.

A l’opposé, si nous sommes en plein désespoir, en colère, ou perdus, alors nous nous écartons du vrai sens de votre vie. Dans cette vision du monde, à chaque fois que nous traversons une de ces phases de recherche de sens - “quel est le but de ma vie ?” - cela veut clairement dire qu’on ne ressent pas suffisamment d’émotions positives, d’indicateurs de la bonne direction.

“Il est réellement important pour vous de vous sentir bien, parce que cette émotion positive est ce qui est envoyé comme signal à l’Univers et qui attire davantage d’émotion positive vers vous. Donc plus vous vous sentez bien, plus vous attirez les choses qui vous font vous sentir bien, et vous permettent d’aller de plus en plus haut.”
- Dr. Joe Vitale, ex-SDF, aujourd’hui expert en marketing et auteur de 3 best-sellers

Quand j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur et ai commencé à travailler dans l’informatique, j’ai traversé une des pires périodes de recherche de sens de mon existence. Je faisais pour la première fois un travail dont j’avais rêvé pendant 6 ans, et j’étais en ruines. Ce n’est pas facile de réaliser un rêve et de ne pas être heureux : on ressent un mélange de déception, de frustration, de colère, de fatigue, et même de honte - je devrais être content, alors pourquoi ça ne marche pas ? Je me souviens encore d’en avoir pleuré dans les bras de ma copine… et ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas vraiment mon style. Mais j’ai eu beaucoup de chance d’être dans cette relation, parce qu’elle m’a apporté le soutien dont j’avais besoin pour agir et changer ma situation.

Qu’ai-je fait, donc ? J’ai mis un grand sourire sur mon visage, et j’ai fait ce qui me fait toujours me sentir bien : sortir danser, rencontrer des gens, travailler sur mes sites internet, faire des plans sur la comète et me lancer dans des projets un peu fous. Je me suis auto-proclamé professeur de salsa, coach personnel, webmaster, et j’ai élaboré un business plan totalement tiré par les cheveux que j’ai débattu pendant presque un an avec mes parents…

Ma vie a pris un sens depuis. Je suis là pour m’amuser, vivre pleinement mes passions, et aider d’autres à faire de même. Et j’ai trouvé ce sens en trouvant ce qui me plaisait, ce qui m’apportait des émotions positives. Pas en me contentant de pleurer sur l’épaule de ma copine, ce que je ne recommande pas de faire, d’ailleurs. Soit dit en passant, mon entreprise suit exactement les prévisions de mon business plan, ce qui continue à m’épater moi-même.

Mais peut-être ne croyez-vous pas à l’existence d’un but prédéfini à votre vie, défini par une force supérieure ? Considérons une deuxième hypothèse.

Si notre vie n’a, en fait, aucun sens

Si notre vie n’a aucun sens prédéfini, alors la bonne nouvelle, c’est que ça enlève pas mal de pression de nos épaules : pas la peine de stresser, vu qu’il n’y a pas de défi à relever. La mauvaise nouvelle, c’est que tout ce qu’on fait est complètement inutile. Niveau pouvoir de motivation, on fait mieux comme vision du monde.

Mais si la vie n’a pas de sens, est-ce que ça supprime pour autant notre pouvoir de décision ? Non. Est-ce que ça supprime notre capacité à nous sentir bien, heureux ? Non plus. En bref, on a toujours le pouvoir de choisir de faire ou d’être ce qui nous rend heureux - même si ça ne veut rien dire. Tant qu’à être là, autant attendre la fin en s’éclatant.

“Considérez cette question suprême : Quel est le sens de la vie ?
Si on m’obligeait à répondre, je dirais : C’est l’état ou la condition caractéristique d’un organisme vivant. “Mais c’est là juste une définition”, me répondra le philosophe, “ce n’est pas ce que je voulais dire”. Que vouliez-vous dire alors ? Tant que la question n’est pas claire -chaque terme clairement défini - ça ne vaut pas le coup d’y répondre. [..]

Avant de passer du temps sur une question stressante, assurez-vous que la réponse est “oui” aux deux questions suivantes :

  1. Ai-je attribué une signification sans ambigüité à chaque mot de cette question ?
  2. Est-ce que la réponse à cette question peut me mener à agir pour améliorer les choses ?

[…] Si vous ne pouvez pas définir tous les termes ou agir grâce à la réponse, oubliez la question. Si vous retenez juste cela de mon livre, cela vous placera parmi les 1% des personnes les plus efficaces du monde et éloignera la plupart du stress métaphysique de votre vie.”

- Timothy Ferris, auteur du best-seller The 4-Hour Workweek, entrepreneur, danseur, kickboxeur et acteur

Qu’en pensez-vous ?

Je suis convaincu que, quelque soit notre vision du monde, la plus grande faveur qu’on peut s’offrir est de faire ce qui nous fait nous sentir bien. Ce qui nous rend heureux est peut-être l’indicateur du sens de notre vie. Sinon, quel intérêt de connaître le sens de notre vie de toute façon ? Je ne vois pas de raison à choisir entre une vie heureuse ou une vie pleine de sens.

Pensez-vous que la vie a un sens prédéfini ? Connaissez-vous le sens de votre propre vie ? Je serais ravi de lire votre point de vue et vos anecdotes !

Patrice

Quel est votre pire cauchemar ?

En lisant récemment un livre sur le style de vie, the 4-Hour Workweek de Timothy Ferris, j’ai buté sur sa question : “quel est votre pire cauchemar” ?

Il pose cette question au lecteur incrédule qui aurait peur de se lancer dans une aventure - quitter un boulot, déléguer son entreprise, partir en voyage autour du monde pendant un an. Sa question est donc, qu’est-ce qui vous fait si peur ? Qu’est-ce qui peut vous arriver de pire si vous décidez d’agir maintenant pour atteindre votre rêve ?

Et je suis resté bloqué sur cette page, parce que c’est un raisonnement que j’ai déjà eu, et que j’avais oublié. Au moment de décider entre le confortable CDI qu’on m’offrait dans une grande société d’informatique, ou la création d’une entreprise dont je ne savais même pas encore quelle serait son activité, je me suis posé cette question : qu’est-ce qui peut se passer au pire ? Le scénario le plus catastrophique possible dans 1 an, 3 ans, 5 ans ?

Et j’ai trouvé la réponse à cette question. La pire chose qui puisse m’arriver, c’était de me retrouver bloqué derrière un bureau de 9h à 19h, à taper sur un ordinateur des lignes de code pour le compte d’autres personnes, eux aussi assis derrière un bureau avec des horaires encore plus lourds, ocupés à superviser des gens comme moi. Mon cauchemar, c’était 40 ans de travail sans signification, en attendant tristement les weekends… les congés… la retraite.

Je ne suis pas effrayé par la faillite. Ou par le chômage. Je peux gérer ça. J’ai été au chômage pendant un an, sans toucher d’ASSEDIC et en gagnant - au noir - 150€ par mois. C’était cool. Je me suis beaucoup amusé pendant cette période là, et surtout c’est mon travail personnel de cette période qui m’a permis de trouver ma voie, et de créer mon business.

A l’opposé, j’ai été stagiaire pendant 4 mois dans la boîte qui m’a proposé ce fameux CDI que j’ai décliné, et c’est exactement l’impression que j’ai eu : être dans une boîte. Qui sentait un peu trop le sapin à mon goût.

Mais mon but n’est pas ici de dénigrer le principe d’être salarié - quoique je devrais. Ce qui est intéressant ici, c’est plutôt que mon cauchemar était l’option par défaut. En d’autres termes, si je n’agissais pas tout de suite, je me serais retrouvé coincé dans la pire des options possibles.

Quel est votre pire cauchemar pour dans 1 an, 3 ans, 5 ans ? Est-ce qu’il risque davantage de se produire si vous agissez, ou alors si vous ne faites rien ?

Patrice