C’est drôle de ne rien faire
Pas plus tard qu’il y a une demi-heure, au moment de prendre la voiture avec mon père et ma soeur, je me suis rendu compte d’une étrange habitude que j’ai depuis longtemps : je m’apprêtais à prendre un livre pour lire à bord. Beaucoup de gens sont malades en voiture rien qu’à l’idée d’ouvrir un livre, mais pas moi. En fait, depuis tout petit, j’ai l’habitude de lire en voiture, voire de taper sur mon PC portable. Tout cela me vient d’une répulsion que j’ai depuis petit : je n’aime pas ne rien faire.
Je suis toujours en train de faire quelque chose, même pendant les transports ou quand je déjeune chez moi. Quand ce n’est pas du travail à proprement parler, c’est écouter une cassette audio d’Anthony Robbins (un des coachs personnels les plus célèbres au monde), ou d’imaginer un projet de site, ou de réviser mon prochain séminaire.
Je pense que les gens qui ont toujours besoin de se sentir occupés, comme ça m’arrive encore souvent, passent à côté de beaucoup de choses plus importantes que ces occupations. Prêter attention au paysage quand on est en voiture. Aider une vieille dame à porter ses courses dans la rue. Admirer un coucher de soleil.
Depuis cet été, je recommande comme “exercice” à mes clients d’atelier d’observer ce qui se passe autour d’eux, d’être dans le moment présent. Je le leur recommande, parce que depuis que je le fais moi-même, ma vie a pris de nouvelles couleurs.
De temps en temps, je ne fais volontairement rien pendant quelques heures. Je me balade dans Nantes le nez levé et je regarde béatement les décorations de Noël. Je reste assis sur les remparts du château en laissant couler la pluie fine de l’automne (c’était avant que la température ne passe sous la barre des 0° et que je me réfugie en Guadeloupe).
Peut-être que je devrais plus souvent ne rien faire… mais qui écrira les articles sur aucagos.com ?
Patrice
Effectivement, cela fait du bien des fois de ne rien faire ou en tout cas de se placer dans une attitude où nos sens sont en mode hyperactif et prêts à tout percevoir, à tout capter pour ne pas en laisser même une miette, pour se remplir de la sensorialité de notre environnement; laisser le vent caresser mes joues, entendre le fruissement des feuillages … Ah oui, j’ai un exemple que j’aime bien, quand je rentre en vacances à la Martinique, j’adore aller à la plage et « faire la planche », se laisser porter par le fin roulis des vagues pour être en harmonie avec l’eau et essayer d’emmagasiner et d’enregistrer toutes ces sensations qui me sont agréables.
Je fais malheureusement partie des gens qui ont le mal des transports, il m’est donc impossible de lire en voiture sous peine d’avoir rapidement des maux de tête et des nausées…lol
En effet, par fois c’est bien de ne rien faire.
Moi j’ai tendance comme vous à détester ne rien faire, malheureusement même si je sais que je vais m’en vouloir je peux ne rien faire pendant des heures, avant de me « réveiller », être encore moins motivée et vouloir me pendre ^^.
Ce que je veux dire c’est que ce qui est important avant tout, et ça compte pour absolument TOUT : trouver l’équilibre.
L’équilibre entre ne rien faire du tout et toujours faire quelque chose, entre ne faire qu’aider les autres ou ne penser qu’a soi.
C’est très difficile de trouver l’équilibre, et encore plus de le garder.
C’est un peu HS peut-être ^^ ».